OCD, Ostéochondrite disséquante

L’ostéochondrite se définit comme un problème d’ossification lors du développement de l’animal, âgé de moins d’un an en général. Par conséquent, une zone demeure à l’état cartilagineux au niveau de la région sous-chondrale (située sous le cartilage articulaire). Ce cartilage est prédisposé aux traumas, pouvant se fissurer et se détacher, résultant en une ostéochondrite disséquante.

Ce problème est souvent rencontré chez les chiots de grandes races et est considéré rare chez les chiens de petites races et chez le chat. La cause n’a pas encore été bien établie. Cependant, cette maladie est considérée multifactorielle, impliquant des facteurs génétiques et environnementaux.

  • Les articulations touchées sont :
    l’épaule, le coude, le genou et le tarse (cheville)
  • Les signes cliniques sont les suivants :
    douleur et enflure articulaire, boiterie et atrophie musculaire.

Si votre jeune animal présente ces signes cliniques, des radiographies seront recommandées afin d’évaluer l’os au niveau de l’articulation et la présence d’arthrose.

Une chirurgie ouverte ou arthroscopique est recommandée pour cette condition et consiste en l’exploration de l’articulation et en un curettage de la zone affectée.
Le pronostic est bon pour les lésions de l’épaule mais réservé pour les autres articulations.


Arthrose

L’arthrose se définit comme une condition dégénérative de l’articulation, débutant au niveau du cartilage et s’étendant à l’os sous-jacent et aux tissus mous péri- articulaires. Le cartilage devient moins épais, fissuré et peut parfois complètement disparaître.

Deux formes sont reconnues : primaire (sans cause apparente) et secondaire. La forme primaire est très rare chez les animaux de compagnie. Une cause sous-jacente est quasi toujours présente pour expliquer l’arthrose. Parmi ces causes, notez par exemple un problème congénital, un trauma, une infection, une tumeur et de l’instabilité au niveau d’une articulation.

Les signes cliniques sont les suivants : douleur et enflure articulaire, difficulté à se lever, boiterie, diminution de la mobilité au niveau de l’articulation et perte de masse musculaire.

Si votre animal présente ces signes cliniques, des radiographies seront recommandées.

Peu importe la cause, le traitement consiste en une perte de poids, une activité modérée sans impact (marches en laisse, nage) et un programme de physiothérapie (exercices au niveau des articulations, compresses tièdes, massages). Un traitement avec chondroprotecteurs (glucosamine/chondroïtine) est aussi recommandé pour le long terme, de même qu’un traitement intermittent avec anti-inflammatoires, au besoin.

Souvent, une chirurgie est recommandée afin de corriger la cause sous-jacente (par exemple instabilité de l’articulation) ou pour aider à contrôler la douleur (arthroplastie ou remplacement total de la hanche).


La dysplasie de la hanche

La dysplasie de la hanche est une maladie héréditaire polygénique (transmise par plusieurs gènes) caractérisée par une instabilité de l’articulation coxofémorale (articulation de la hanche) pouvant entraîner une subluxation de la hanche (séparation partielle des surfaces articulaires) et secondairement de l’ostéoarthrose (dégénérescence des structures articulaires).

Génétique et reproduction : la maladie est héréditaire et causée par l’interaction de plusieurs gènes (polygénique), ce qui rend son élimination difficile. De nombreux chiens ont les gênes de la dysplasie mais ne montrent aucun signe de la maladie. Il faut donc être très strict dans les critères de sélection des reproducteurs et l’étude de leur généalogie, à savoir le statut des hanches des parents, grands-parents et arrière-grands-parents, et si possible des frères, sœurs, oncles et tantes. Pour l’instant la seule façon de diminuer la fréquence de la dysplasie est de reproduire sélectivement des animaux dépourvus de dysplasie.

Diagnostic : un chien dysplasique peut être diagnostiqué très jeune par un vétérinaire expérimenté en orthopédie canine. Il est possible de palper une instabilité dans la hanche d’un chien dysplasique dès l’âge de 3 à 4 mois. A l’opposé pour affirmer qu’un chien n’est PAS dysplasique, il faut attendre 2 ans (âge déterminé par l’OFA, Orthopedic Foundation for Animals à partir de statistiques sur l’âge d’apparition des signes radiographiques de dysplasie) car quelques chiens avec des hanches apparemment normales à 6 ou 12 mois montrent des signes de dysplasie plus tard dans leur vie.

Signes cliniques :

  • Boiterie de degré variable, pas toujours évidente (raideur, démarche anormale)
  • Intolérance à l ’exercice
  • Difficultés à monter les escaliers ou grimper dans la voiture
  • Aucun (certains chiens même très affectés peuvent ne montrer aucun symptôme)

Examen radiographique: animal tranquillisé ou anesthésié
(dès 4 à 5 mois). Indispensable pour confirmer le diagnostic.

Traitement :

  • Médical (médicaments, perte de poids, contrôle de l ’activité)
    Beaucoup de chiens minimalement dysplasiques n’ont
    que des signes mineurs en vieillissant.
  • Chirurgical : de nombreux traitements sont possibles pour corriger chirurgicalement la dysplasie de la hanche. Les meilleures possibilités de traitement s’offrent chez le jeune chien de moins d’un an avant que la hanche ne dégénère. Chez le jeune, une ostéotomie triple du bassin (TPO) permet de contrôler l’instabilité de la hanche et de prévenir la dégénérescence du cartilage. Cette procédure est la meilleure procédure car elle permet de conserver la hanche et de permettre une fonction normale au patient pour le long terme. Chez l’adulte, une arthroplastie ou excision de la tête et du col fémoral permet de contrôler la douleur liée à l’arthrose mais modifie la mécanique de la hanche et le chien se fatigue généralement plus vite. La prothèse de hanche permet une fonction presque normale mais est une procédure plus compliquée et coûteuse. Enfin, une procédure récente appelée la dénervation de la capsule articulaire permet à un chien dont la hanche est très dégénérée de retrouver un bon niveau d’activité en éliminant la douleur par destruction des terminaisons nerveuses de la capsule articulaire.

Prévention :

La meilleure façon de n’avoir pas à traiter la dysplasie de la hanche est de sélectionner des chiens qui n’en n’ont pas. Il faut être très strict dans le accouplements et penser au long terme de la race.

Des chiens avec des hanches passables ou « fair » ne devraient pas être reproduits (seulement reproduire ceux avec un statut bon ou excellent).

Ne pas reproduire un chien qui a des frères et/ou sœurs dysplasiques


La leptospirose

Qu’est-ce que la leptospirose?
La leptospirose est une maladie causée par une bactérie nommée leptospira interrogans. Cette bactérie peut survivre longtemps dans l’environnement extérieur lorsque les conditions sont favorables. Les leptospires survivent bien dans un environnement humide et chaud, particulièrement dans les eaux stagnantes. C’est pour cette raison que l’incidence de la maladie chez les chiens est plus élevée à la fin de l’été et à l’automne.

Les leptospires se retrouvent dans l’environnement suite à sa contamination par l’urine d’animaux sauvages. Plusieurs espèces d’animaux peuvent être une source de leptospires : entre autres le rat, la moufette, le raton laveur, la souris et plus rarement les vaches, les porcs et les chiens.

Comment mon chien peut-il contracter la leptospirose ?
Le chien s’infecte par contact direct ou par ingestion d’eau contaminée. Il faut particulièrement surveiller les zones d’eaux stagnantes qui peuvent être une source potentielle de leptospires. Il peut aussi s’infecter par contact direct ou indirect avec de l’urine infectée ou avec le sol, de la nourriture ou des objets contaminés (bols, jouets etc…).

Comment la leptospire peut-elle affecter mon chien ?
Une fois que le chien a ingéré la bactérie, celle-ci entre dans le sang et s’y multiplie rapidement. Elle peut alors rejoindre plusieurs organes, dont les reins, le foie et la rate et plus rarement le système nerveux, les yeux, et le tractus génital.

Quels sont les signes cliniques (symptômes)
que mon chien peut présenter ?

Les signes cliniques les plus fréquemment observés sont les suivants :

  • Vomissements
  • Fièvre
  • Faiblesse
  • Augmentation de la soif et de la quantité d’urine
  • Difficulté à se déplacer

Ces signes cliniques ne sont pas spécifiques à cette maladie particulièrement, c’est pourquoi le vétérinaire devra procéder à des tests diagnostics sur le chien afin de mieux préciser le diagnostic en cas de doute.

Comment peut-on diagnostiquer la leptospirose ?
Plusieurs tests seront nécessaires afin de bien évaluer la situation et identifier les problèmes qui peuvent être présents (insuffisance rénale, hépatique, problèmes de coagulation).

Entre autres, des tests sanguins, des radiographies, une échographie abdominale peuvent aider à poser le diagnostic et identifier les organes atteints.

Le diagnostic final peut être fait en mesurant le taux d’anticorps (sérologie) contre la leptospire dans le sang. Malheureusement, le taux d’anticorps peut mettre 1-2 semaines avant de monter dans le sang, ce qui peut retarder le diagnostic final. Il n’est donc pas rare que l’on recommande le traitement avant même que le diagnostic soit posé. La leptospirose étant une maladie potentiellement fatale ou pouvant laisser de graves séquelles (rénales et hépatiques) si elle n’est pas traitée rapidement et agressivement, le vétérinaire ne prendra souvent pas la chance d’attendre les résultats de la sérologie pour débuter le traitement.

Existe-t-il un traitement contre la leptospirose ?
La leptospirose peut être traitée efficacement si le traitement est débuté tôt. Cela nécessite toujours une hospitalisation qui peut dans certains cas être prolongée (plusieurs jours).

Des antibiotiques intra-veineux sont nécessaires ainsi que des fluides intra-veineux afin de minimiser les séquelles aux reins. Si le chien est en insuffisance rénale au moment de son examen, d’autres traitements seront nécessaires pouvant quelques fois aller jusqu'à la dialyse.

Il est possible de guérir un chien atteint de leptospirose si le traitement est institué rapidement. Il est toutefois possible que le chien en garde des séquelles au niveau des reins ou du foie dans certains cas. Certains chiens peuvent également décéder au cours du traitement malgré tous nos efforts si les dommages rénaux ou hépatiques (foie) sont trop sévères au moment du diagnostic.

La leptospirose est donc une maladie qu’il faut prendre très au sérieux et traiter tôt et agressivement pour avoir le maximum de chances de survie.

Prévention et petite histoire de la vaccination
Heureusement, il existe depuis quelques années un vaccin contre la leptospirose. Le vaccin est efficace pour prévenir la maladie et doit être redonné annuellement car l’immunité dure tout juste 12 mois et pas plus.

Il existe plusieurs souches différentes de leptospira interrogans. Elles ont toutes leur nom propre. Elles sont de la même famille mais il existe des petites différences entre elles qui font que la présence d’anticorps contre une souche ne protègeront pas le chien s’il est infecté par une souche différente. Les principales souches impliquées dans les cas d’infection au Québec sont : Pomona, bratislava, autumnalis, grippothyphosa.

Les vaccins existants contiennent les souches les plus fréquemment retrouvées dans les cas d’infections cliniques chez le chien actuellement, mais il n’existe pas de vaccin pouvant protéger pour toutes les souches existantes de leptospira interrogans.

Il est donc possible qu’un chien vacciné puisse contracter la maladie s’il est infecté par une souche différente de celles qui se retrouvent dans le vaccin qu’il a reçu.

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à la fin des années 1990. A cette époque, on a vu réapparaître des cas de leptospirose causés par des souches ``nouvelles`` de leptospira interrogans contre lesquelles il n’existait pas de vaccin.

Dans les années 80, les vétérinaires vaccinaient couramment contre la leptospirose avec un vaccin contenant les souches icterohemorragiae et canicola. Parce que le vaccin causait plus fréquemment des réactions allergiques chez les chiens et parce que les cas de leptospirose se faisaient rarissimes, il a été décidé d’arrêter de vacciner contre cette maladie. La maladie a été bien contrôlée jusqu’à la fin des années 1990 où on a vu réapparaître de nouveaux cas de leptospirose causés, cette fois-ci par les souches pomona et gryppothyphosa principalement. C’est alors qu’a été mis au point le nouveau vaccin contenant ces deux ``nouvelles`` souches et que les vétérinaires ont recommencé à vacciner tous les chiens contre cette maladie.

La vaccination contre cette maladie est fortement recommandée pour tous les chiens qu’ils vivent en milieu urbain et rural.


Zoonose
La leptospirose est une maladie qui peut également affecter les humains. On appelle zoonose une maladie transmissible des animaux aux humains. La leptospirose en est une et c’est en partie pourquoi les vétérinaires mettent beaucoup d’efforts afin de prévenir cette maladie chez les chiens et ainsi, indirectement, mieux protéger les humains en contact avec ceux-ci.


Le Parvovirus

Le Parvovirus canin, communément appelé « Parvo » est extrêmement contagieux et débilitant. Il affecte très sévèrement les chiots qui ne sont pas vaccinés adéquatement. Le virus se transmet principalement par les excréments infectés. Un animal contaminé élimine le virus en grande quantité dans les selles durant deux semaines. Mais le virus peut persister dans l’environnement au-delà de six mois!

Les symptômes peuvent survenir en moyenne 5 jours après l’exposition. Ils comprennent au départ de la faiblesse, une perte d’appétit et une fièvre élevée. Des vomissements et de la diarrhée (avec du sang souvent) se développent par la suite. Le Parvovirus cause des dommages sérieux à la muqueuse intestinale et il peut y avoir absorption de bactéries (septicémie). Tous ces signes entraînent une déshydratation importante. Dans les cas graves, le virus peut entraîner un choc et même la mort.

Certaines races semblent plus susceptibles : Doberman, Rottweiler, PittBull, Labrador, English Springer Spaniel.

Si le vétérinaire suspecte que votre animal souffre du Parvovirus, il pourra obtenir le diagnostic à l’aide d’un test Élisa effectué sur les selles. Un test sanguin (hématologie) peut aussi aider à établir le diagnostic. Étant donné que le virus peut affecter le système immunitaire, les globules blancs tels les neutrophiles sont souvent très peu nombreux.

Malheureusement, il n’existe pas de traitement anti-virus. Il s’agit donc de soins de support. Les traitements dépendent de la sévérité de l’infection. La plupart des chiens nécessitent une fluidothérapie intraveineuse pour les réhydrater et des antibiotiques en injections. Le jeûne est important tant que l’animal vomit. On peut considérer aussi l’usage d’antiémétique. Dans certains cas sévères, la perte de protéines à cause de la diarrhée profuse nécessite une transfusion de plasma ou l’administration intraveineuse de colloïdes. Les symptômes peuvent durer en général de 4 à 7 jours. Un animal qui récupère du parvo devrait être isolé des autres chiens pour 3-4 semaines. La désinfection des lieux et des objets contaminés avec de l’eau de javel diluée (1:30) s’avère efficace.

Les chiennes qui ont une immunité acquise par la vaccination ou par une exposition antérieure au virus transmettent des anticorps à leurs chiots par le lait. Ces anticorps protègent les chiots pour les premières semaines, mais par la suite, ils doivent être vaccinés!

Ainsi, la vaccination constitue le meilleur moyen de protéger votre chien contre l'infection. Les chiots devraient être vaccinés aux 3-4 semaines jusqu’à l’âge de 16 semaines.


Les corps étrangers

Certains de nos animaux de compagnie ont la fâcheuse habitude d’avaler tout ce qui passe sous leur nez ! Les chiens semblent plus affectés étant donné leurs habitudes alimentaires moins discriminatoires. Mais les chats aussi peuvent être attirés par certains fils ou objets. Attention aux chiots qui mordillent et peuvent avaler n’importe quoi !

Pour vous donner une idée, voici une liste non exhaustive de corps étrangers qui peuvent causer des obstructions : jouets, balles, bouchons, monnaie, boutons, os, roches, épi de maïs, vêtements, tissu, bas de nylon, sac de plastique, pellicules de plastique, tampons, glaçons de Noël, laine, aiguille avec fil à coudre, fil à pêche, tapis, élastique, rasoirs, morceaux de plastique, cellulaire, noyaux de fruits, clous, hameçons, etc.

Les corps étrangers peuvent demeurer dans l’estomac ou se loger dans n’importe quelle portion de l’intestin. Le plus souvent, cette condition requiert UNE CHIRURGIE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE. Dans certains cas, si le corps étranger se trouve dans l’estomac, une gastroscopie (examen de l’estomac avec un appareil optique) peut permettre le retrait du corps étranger sans avoir recours à la chirurgie.

DANS TOUS LES CAS CEPENDANT, IL EST PRIMORDIAL DE CONSULTER VOTRE VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT. Un examen physique est nécessaire et des radiographies de l’abdomen pourront vous être proposées.

Si votre compagnon ingère un corps étranger, il pourra alors présenter différents signes cliniques (symptômes). Parmi les plus fréquents, on retrouve :

  • Des vomissements, résultat de l’obstruction au passage d’eau et/ou de nourriture
  • Une distension de l’estomac, de l’inconfort à l’abdomen
  • De la diarrhée
  • De l’anorexie
  • Une perte d’entrain
  • De la déshydratation

Certains corps étrangers peuvent causer de sévères dommages à la muqueuse intestinale, et même parfois des perforations avec péritonite. Dans certains cas, on doit avoir recours non seulement à la chirurgie pour retirer le corps étranger (gastrotomie ou entérotomie), mais aussi pour enlever une portion de l’intestin endommagé (entérectomie) par exemple.

Le patient est hospitalisé et suivi de près en période post-opératoire. Il est gardé au jeûne jusqu’à ce que les vomissements aient cessé. On peut maintenir son hydratation avec des solutés intraveineux. Divers médicaments peuvent lui être administrés au besoin, dont des antibiotiques, des analgésiques, des anti-acides, des protecteurs de muqueuses. Une diète facilement digestible lui est offerte par la suite, puis un retour graduel à la diète normale est envisagé enfin.



SI VOUS AVEZ VU VOTRE COMPAGNON AVALER OU MORDILLER UN CORPS ÉTRANGER, OU SI VOUS AVEZ TOUT SIMPLEMENT UN DOUTE, CONSULTEZ VOTRE VÉTÉRINAIRE !


La gastro-entérite

Si votre animal de compagnie présente de façon soudaine
des vomissements et de la diarrhée, il se peut qu’il souffre
de gastro-entérite.

Elle peut survenir suite à l’ingestion de nourriture à laquelle notre animal n’est pas habitué, suite à l’ingestion d’aliments avariés ou de contenu de poubelles. Elle est parfois d’origine infectieuse (virale comme le parvovirus, ou bactérienne comme la salmonellose par exemple).

Elle accompagne parfois certaines autres maladies comme une obstruction intestinale par des corps étrangers, une pancréatite, une parasitose intestinale, une maladie endocrinienne ou métabolique autre.

Dans certains cas, la gastro-entérite peut être hémorragique et elle se caractérise par la présence de sang dans les selles diarrhéiques et même parfois de sang dans les vomissements.

Si votre compagnon est atteint de gastro-entérite, il pourra alors présenter un ou plusieurs signes cliniques (symptômes) suivants :

  • Des vomissements (parfois avec du sang)
  • De la diarrhée (parfois hémorragique)
  • De l’anorexie
  • Une perte d'appétit
  • De la déshydratation
  • De l’inconfort à l’abdomen
  • Parfois de la fièvre

Lorsque votre compagnon présente de tels signes, IL EST IMPORTANT DE CONSULTER VOTRE VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT. Un examen physique est nécessaire. Différents tests pourront vous être proposés selon le cas pour établir le diagnostic, tels que des radiographies de l’abdomen, des tests sanguins, un test pour détecter le parvovirus, une analyse de selles, etc.

Votre compagnon peut avoir besoin d’être hospitalisé et recevoir un soluté intraveineux pour le réhydrater. Il est gardé au jeûne jusqu’à ce que les vomissements aient cessé. Divers médicaments peuvent lui être administrés au besoin, dont des antibiotiques, des anti-acides, des protecteurs de muqueuses. Une diète facilement digestible lui est offerte par la suite, puis un retour graduel à la diète normale est envisagé enfin s’il va mieux.

SI VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE PRÉSENTE DES VOMISSEMENTS ET/OU DE LA DIARRHÉE, CONSULTEZ VOTRE VÉTÉRINAIRE !



La Dilatation / Torsion gastrique

La dilatation de l’estomac survient lorsque cet organe se dilate de façon excessive avec de l’air, du liquide ou de la nourriture. L’estomac peut demeurer dilaté dans sa position normale ou se tordre sur lui-même.

On ne connaît pas la cause exacte de cette condition. Il semble qu’un exercice intense suivant un repas pourrait précipiter la torsion. On a suggéré aussi que des dilatations multiples pourraient entraîner une torsion. Le stress (hospitalisation, pension, etc.) pourrait aussi entrer en cause.

On retrouve ce problème principalement chez les chiens de grandes races à thorax profond, mais occasionnellement chez les petites races aussi.

IL S’AGIT D’UNE URGENCE MÉDICALE !!!

Voici les signes cliniques (symptômes) que vous pouvez remarquer :

  • Efforts de vomissements répétés, non productifs, salivation excessive
  • Distension abdominale, inconfort
  • Difficultés respiratoires
  • Faiblesse, dépression
  • Parfois même moribond

SI VOUS NOTEZ CES SIGNES, CONSULTEZ VOTRE VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT !

Suite à l’examen physique, une radiographie de l’abdomen pourrait confirmer la suspicion de dilatation/torsion gastrique. Par la suite, il faudra tenter de décomprimer l’estomac à l’aide du passage d’un tube gastrique par exemple. Des analgésiques, des solutés intraveineux, des antibiotiques seront aussi débutés rapidement. Dans les cas de torsion, la CHIRURGIE doit avoir lieu le plus rapidement possible. L’estomac sera alors repositionné et fixé (gastropexie) pour éviter les récidives de torsion.

Votre compagnon demeurera hospitalisé et suivi de près en période post-opératoire. Graduellement ensuite on pourra le réalimenter avec de petits repas fréquents. Il faut éviter l’ingestion de grands volumes d’eau après les repas et éviter l’exercice aussi après.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous. Il nous fera plaisir de vous aider !




L'insufisance rénale chronique

L’insuffisance rénale se produit lorsque la fonction rénale se détériore à un tel point que les reins ne peuvent remplir leurs fonctions d’éliminer les déchets, maintenir un équilibre de l’eau et des électrolytes, et produire des hormones. De façon générale, l’insuffisance rénale chronique est présente depuis un certain temps (mois ou années) lorsque le diagnostic est posé et la maladie est irréversible. Les chiens et les chats atteints d’insuffisance rénale chronique ne peuvent pas être guéri mais dans certains cas leurs signes cliniques peuvent être contrôlés avec succès.

Les animaux sont nés avec une telle abondance de cellules rénales que les signes d’insuffisance rénale apparaissent seulement lorsque plus du 2/3 des reins sont déjà endommagés. À cause de cette grande réserve de cellules rénales il est souvent difficile de diagnostiquer l’insuffisance rénale chronique à un stage précoce. conséquemment, l’insuffisance rénale chronique est une maladie sournoise qui se déclare seulement lorsque les dommages rénaux sont déjà avancés.

Typiquement, les premiers signes d’insuffisance rénale chronique sont une augmentation de la consommation d’eau et une augmentation de la quantité d’urine. D’autres signes sont une perte de poids, un pelage terne et un appétit de plus en plus capricieux. À mesure que l’insuffisance rénale progresse, les reins sont incapables d’éliminer les déchets métaboliques et les signes cliniques s’aggravent : vomissements, perte d’appétit, des ulcères au niveau de la bouche, halitose, faiblesse et abattement. Les autres conséquences de l’insuffisance rénale chronique sont l’anémie et l’hypertension. L’anémie peut aggraver la perte d’appétit, la faiblesse et l’abattement. L’hypertension peut engendrer des dommages aux yeux (cécité soudaine), des accidents cérébro-vasculaires et des dommages au cœur et aux reins.

Le diagnostic de l’insuffisance rénale est confirmé avec des analyses sanguines et une analyse d’urine. D'autres épreuves diagnostiques sont parfois nécessaires (radiographies, culture urinaire, échographie, prise de la pression artérielle, examen de fond d’œil etc.).

Heureusement, certains animaux atteints d’insuffisance rénale peuvent être traités (pas guéri cependant) et avoir une bonne qualité de vie pendant des mois ou des années. Selon le stage de l’insuffisance rénale, plusieurs traitements peuvent être utiles chez l’animal atteint : un changement de diète (faible en protéines, en sel et phosphore) ; fluidothérapie et des médicaments (anti-acides, anti-vomitifs, stimulant d’appétit, etc.).

Chez l’homme, l’insuffisance rénale chronique peut être contrôlée avec de la dialyse (hémodialyse ou dialyse péritonéale) ou une transplantation rénale. L’utilité de la dialyse est limitée chez les petits animaux à cause des coûts impliqués et d'une diminution de la qualité de vie qui lui est associée. Chez certains chats atteints d’insuffisance rénale, la transplantation rénale est possible mais très dispendieuse. La transplantation rénale est réservée aux chats dont le traitement médical standard n’est pas efficace.



L'otite

L’otite externe est une maladie de l’oreille fréquente chez les petits animaux. Elle consiste en une inflammation aiguë ou chronique du conduit auditif et parfois du pavillon de l’oreille.

Si votre chien ou votre chat se secoue fréquemment la tête, se gratte les oreilles ou se les frotte sur le sol, si elles sont rouges, sales et sentent mauvais, elles sont peut être le siège d'une inflammation appelée otite. Cette maladie peut concerner les deux oreilles simultanément, ou seulement l’une d’entre elles. Parfois on note même des écoulements. Dans les cas sévères, l’animal peut aussi pencher sa tête du côté atteint.

Certaines races de chien sont prédisposées. En effet, les chiens à oreilles tombantes (Cockers, Setters, Labrador), ceux qui ont beaucoup de poils dans le conduit auditif (Caniche par exemple), ou ceux qui produisent beaucoup de sébum (Cockers) sont plus sujets à développer une otite. Les Shar-Pei sont aussi prédisposés en raison de leur conduit auditif étroit.

Les facteurs responsables d’otite externe sont nombreux et variés. Les substances étrangères telles que du shampooing, des médicaments inadéquats, de l'eau pénétrant dans le conduit lors d'une baignade, et des corps étrangers favorisent l'apparition de l'inflammation. Certains parasites peuvent coloniser également l'oreille (mites d’oreilles). Des phénomènes d'allergies (alimentaires ou autres), des déséquilibres hormonaux et des maladies auto-immunes peuvent encore induire l'apparition d'une otite. Enfin, la présence de tumeurs dans le conduit auditif peut également être une cause de ce type d'inflammation.

Une otite non traitée peut entraîner de graves complications. On verra alors une multiplication de bactéries et/ou de levures avec apparition d’infection. La prolifération de ces microorganismes aggrave l'inflammation d'une oreille fragilisée. La guérison de l'otite passe par le traitement des causes sous-jacentes et des complications. Votre vétérinaire procédera à une cytologie, en prélevant des sécrétions pour les examiner au microscope. Dans les cas d’infection bactérienne, une culture avec antibiogramme peut être nécessaire. Après avoir déterminé la cause de l'otite, votre vétérinaire prescrira les soins appropriés. Il pourra vous montrer comment nettoyer les oreilles et comment appliquer le médicament otique choisi. Si l’otite bactérienne est sévère et/ou chronique, et/ou s’il y a présence d’otite moyenne, les antibiotiques systémiques peuvent être indiqués. Il est bon de savoir aussi qu'une affection de l'oreille externe mal traitée peut se répandre vers l'oreille moyenne et l'oreille interne. Les chiens et chats peuvent alors être atteints de pertes d'équilibre et de surdité. Si vous avez des doutes sur la santé des oreilles de votre compagnon, consultez votre vétérinaire !


 
 
Certains signes qui pourraient dissimuler un cancer…
Louis-Philippe de Lorimier, DMV, DACVIM (Oncologie)

Chiens et chats vivent de plus en plus vieux et partagent notre environnement immédiat. Il n’est donc pas surprenant que certaines conditions, incluant le cancer, soient couramment rencontrées chez eux également.

Malheureusement, le cancer est l’une des plus fréquentes causes de mortalité chez chats et chiens de plus de 10 ans. Une fois le diagnostic de cancer posé, il existe des traitements qui, au delà d’une durée de vie plus longue, auront comme objectif premier d’améliorer la qualité de vie de ces patients de façon marquée. Ces traitements sont semblables à ceux utilisés chez les humains atteints de cancer, et comprennent notamment la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie, et la thérapie ciblée. Il importe de savoir que chez les animaux de compagnie, les effets secondaires néfastes sont généralement moins fréquents et considérablement moins sévères, principalement parce que les buts thérapeutiques diffèrent.

Nul ne veut découvrir un cancer chez son compagnon. Il est tout de même essentiel d’en connaître certains signes précurseurs plus fréquents, souvent peu spécifiques, et menant parfois à un diagnostic précoce : de meilleures chances d’obtenir des guérisons ou des rémissions prolongées pourraient s’ensuivre. Voici des signes* fréquemment rencontrés chez nos animaux de compagnie atteints de cancer. La présence d’un ou plusieurs de ceux-ci indique qu’un examen approfondi et certains tests diagnostiques sont nécessaires:

1) Écoulement (sang ou autre liquide) provenant de tout orifice corporel;

2) Masse ou nodule qui persiste ou continue de croître;

3) Plaies qui ne semblent pas guérir;

4) Perte de poids inexpliquée ou fonte musculaire;

5) Perte ou diminution de l’appétit;

6) Odeur nauséabonde;

7) Difficulté à mâcher ou avaler;

8) Perte d’énergie, léthargie;

9) Changements de comportement inexpliqués;

10) Boiterie ou raideurs persistantes (débutant parfois soudainement);

11) Difficulté à respirer, uriner, ou déféquer;

12) Asymétrie du visage ou du museau (difformité nouvelle ou qui progresse);

13) Distension de l’abdomen (ventre qui grossit);

14) Enflure inexpliquée de toute partie du corps (membre, visage, etc.);

15) Signes de douleur.


Ces signes peuvent être reconnus par un propriétaire attentionné.
Agir tôt lorsqu’ils sont observés est un bon exemple de l’équipe formée par le patient, son propriétaire, et les professionnels de la santé animale!

*Adapté d’un document de l’American Veterinary Medical Association

 
 

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