|
OCD, Ostéochondrite
disséquante |
| L’ostéochondrite
se définit comme un problème d’ossification
lors du développement de l’animal, âgé
de moins d’un an en général. Par conséquent,
une zone demeure à l’état cartilagineux
au niveau de la région sous-chondrale (située
sous le cartilage articulaire). Ce cartilage est prédisposé
aux traumas, pouvant se fissurer et se détacher, résultant
en une ostéochondrite disséquante.
Ce problème est
souvent rencontré chez les chiots de grandes
races et est considéré rare chez les chiens
de petites races et chez le chat. La cause n’a
pas encore été bien établie. Cependant,
cette maladie est considérée multifactorielle,
impliquant des facteurs génétiques et
environnementaux.
- Les articulations touchées
sont :
l’épaule, le coude, le genou et le tarse
(cheville)
- Les signes cliniques sont
les suivants :
douleur et enflure articulaire, boiterie et atrophie
musculaire.
|
|
Si votre jeune animal
présente ces signes cliniques, des radiographies seront
recommandées afin d’évaluer l’os
au niveau de l’articulation et la présence d’arthrose.
Une chirurgie ouverte ou arthroscopique
est recommandée pour cette condition et consiste en
l’exploration de l’articulation et en un curettage
de la zone affectée.
Le pronostic est bon pour les lésions de l’épaule
mais réservé pour les autres articulations.
|
|
|
| Arthrose |
| L’arthrose
se définit comme une condition dégénérative
de l’articulation, débutant au niveau du cartilage
et s’étendant à l’os sous-jacent
et aux tissus mous péri- articulaires. Le cartilage
devient moins épais, fissuré et peut parfois
complètement disparaître.
| Deux
formes sont reconnues : primaire (sans cause apparente)
et secondaire. La forme primaire est très rare
chez les animaux de compagnie. Une cause sous-jacente
est quasi toujours présente pour expliquer l’arthrose.
Parmi ces causes, notez par exemple un problème
congénital, un trauma, une infection, une tumeur
et de l’instabilité au niveau d’une
articulation.
Les signes cliniques sont les
suivants : douleur et enflure articulaire, difficulté
à se lever, boiterie, diminution de la mobilité
au niveau de l’articulation et perte de masse
musculaire.
Si votre animal présente
ces signes cliniques, des radiographies seront recommandées.
|
|
Peu importe la cause, le traitement
consiste en une perte de poids, une activité modérée
sans impact (marches en laisse, nage) et un programme de physiothérapie
(exercices au niveau des articulations, compresses tièdes,
massages). Un traitement avec chondroprotecteurs (glucosamine/chondroïtine)
est aussi recommandé pour le long terme, de même
qu’un traitement intermittent avec anti-inflammatoires,
au besoin.
Souvent, une chirurgie est recommandée
afin de corriger la cause sous-jacente (par exemple instabilité
de l’articulation) ou pour aider à contrôler
la douleur (arthroplastie ou remplacement total de la hanche).
|
|
|
| La
dysplasie de la hanche |
| La dysplasie
de la hanche est une maladie héréditaire polygénique
(transmise par plusieurs gènes) caractérisée
par une instabilité de l’articulation coxofémorale
(articulation de la hanche) pouvant entraîner une subluxation
de la hanche (séparation partielle des surfaces articulaires)
et secondairement de l’ostéoarthrose (dégénérescence
des structures articulaires).
Génétique
et reproduction : la maladie est héréditaire
et causée par l’interaction de plusieurs gènes
(polygénique), ce qui rend son élimination difficile.
De nombreux chiens ont les gênes de la dysplasie mais
ne montrent aucun signe de la maladie. Il faut donc être
très strict dans les critères de sélection
des reproducteurs et l’étude de leur généalogie,
à savoir le statut des hanches des parents, grands-parents
et arrière-grands-parents, et si possible des frères,
sœurs, oncles et tantes. Pour l’instant la seule
façon de diminuer la fréquence de la dysplasie
est de reproduire sélectivement des animaux dépourvus
de dysplasie.
Diagnostic : un
chien dysplasique peut être diagnostiqué très
jeune par un vétérinaire expérimenté
en orthopédie canine. Il est possible de palper une
instabilité dans la hanche d’un chien dysplasique
dès l’âge de 3 à 4 mois. A l’opposé
pour affirmer qu’un chien n’est PAS dysplasique,
il faut attendre 2 ans (âge déterminé
par l’OFA, Orthopedic Foundation for Animals à
partir de statistiques sur l’âge d’apparition
des signes radiographiques de dysplasie) car quelques chiens
avec des hanches apparemment normales à 6 ou 12 mois
montrent des signes de dysplasie plus tard dans leur vie.
Signes cliniques :
- Boiterie de degré variable,
pas toujours évidente (raideur, démarche anormale)
- Intolérance à l ’exercice
- Difficultés à monter
les escaliers ou grimper dans la voiture
- Aucun (certains chiens même
très affectés peuvent ne montrer aucun symptôme)
Examen radiographique: animal tranquillisé
ou anesthésié
(dès 4 à 5 mois). Indispensable pour confirmer
le diagnostic.
Traitement :
- Médical (médicaments,
perte de poids, contrôle de l ’activité)
Beaucoup de chiens minimalement
dysplasiques n’ont
que des signes mineurs en vieillissant.
- Chirurgical : de nombreux traitements
sont possibles pour corriger chirurgicalement la dysplasie
de la hanche. Les meilleures possibilités de traitement
s’offrent chez le jeune chien de moins d’un
an avant que la hanche ne dégénère.
Chez le jeune, une ostéotomie triple du bassin (TPO)
permet de contrôler l’instabilité de
la hanche et de prévenir la dégénérescence
du cartilage. Cette procédure est la meilleure procédure
car elle permet de conserver la hanche et de permettre une
fonction normale au patient pour le long terme. Chez l’adulte,
une arthroplastie ou excision de la tête et du col
fémoral permet de contrôler la douleur liée
à l’arthrose mais modifie la mécanique
de la hanche et le chien se fatigue généralement
plus vite. La prothèse de hanche permet une fonction
presque normale mais est une procédure plus compliquée
et coûteuse. Enfin, une procédure récente
appelée la dénervation de la capsule articulaire
permet à un chien dont la hanche est très
dégénérée de retrouver un bon
niveau d’activité en éliminant la douleur
par destruction des terminaisons nerveuses de la capsule
articulaire.
| Prévention
:
La meilleure façon de n’avoir pas à
traiter la dysplasie de la hanche est de sélectionner
des chiens qui n’en n’ont pas. Il faut être
très strict dans le accouplements et penser au
long terme de la race.
Des chiens avec des hanches passables ou « fair
» ne devraient pas être reproduits (seulement
reproduire ceux avec un statut bon ou excellent).
Ne pas reproduire un chien qui
a des frères et/ou sœurs dysplasiques
|
 |
|
|
|
| La leptospirose |
| Qu’est-ce
que la leptospirose?
La leptospirose est une maladie
causée par une bactérie nommée leptospira
interrogans. Cette bactérie peut survivre longtemps
dans l’environnement extérieur lorsque les conditions
sont favorables. Les leptospires survivent bien dans un environnement
humide et chaud, particulièrement dans les eaux stagnantes.
C’est pour cette raison que l’incidence de la
maladie chez les chiens est plus élevée à
la fin de l’été et à l’automne.
Les leptospires se retrouvent dans l’environnement suite
à sa contamination par l’urine d’animaux
sauvages. Plusieurs espèces d’animaux peuvent
être une source de leptospires : entre autres le rat,
la moufette, le raton laveur, la souris et plus rarement les
vaches, les porcs et les chiens.
Comment mon chien peut-il contracter
la leptospirose ?
Le chien s’infecte par contact
direct ou par ingestion d’eau contaminée. Il
faut particulièrement surveiller les zones d’eaux
stagnantes qui peuvent être une source potentielle de
leptospires. Il peut aussi s’infecter par contact direct
ou indirect avec de l’urine infectée ou avec
le sol, de la nourriture ou des objets contaminés (bols,
jouets etc…).
Comment la leptospire peut-elle affecter
mon chien ?
Une fois que le chien a ingéré
la bactérie, celle-ci entre dans le sang et s’y
multiplie rapidement. Elle peut alors rejoindre plusieurs
organes, dont les reins, le foie et la rate et plus rarement
le système nerveux, les yeux, et le tractus génital.
Quels sont les signes cliniques (symptômes)
que mon chien peut présenter ?
Les signes cliniques les plus fréquemment
observés sont les suivants :
- Vomissements
- Fièvre
- Faiblesse
- Augmentation de la soif et de la quantité
d’urine
- Difficulté à se déplacer
Ces signes cliniques ne sont pas spécifiques
à cette maladie particulièrement, c’est
pourquoi le vétérinaire devra procéder
à des tests diagnostics sur le chien afin de mieux
préciser le diagnostic en cas de doute.
Comment peut-on diagnostiquer la
leptospirose ?
Plusieurs tests seront nécessaires afin de bien évaluer
la situation et identifier les problèmes qui peuvent
être présents (insuffisance rénale, hépatique,
problèmes de coagulation).
Entre autres, des tests sanguins, des radiographies, une échographie
abdominale peuvent aider à poser le diagnostic et identifier
les organes atteints.
Le diagnostic final peut être fait en mesurant le taux
d’anticorps (sérologie) contre la leptospire
dans le sang. Malheureusement, le taux d’anticorps peut
mettre 1-2 semaines avant de monter dans le sang, ce qui peut
retarder le diagnostic final. Il n’est donc pas rare
que l’on recommande le traitement avant même que
le diagnostic soit posé. La leptospirose étant
une maladie potentiellement fatale ou pouvant laisser de graves
séquelles (rénales et hépatiques) si
elle n’est pas traitée rapidement et agressivement,
le vétérinaire ne prendra souvent pas la chance
d’attendre les résultats de la sérologie
pour débuter le traitement.
Existe-t-il un traitement
contre la leptospirose ?
La leptospirose peut être traitée efficacement
si le traitement est débuté tôt. Cela
nécessite toujours une hospitalisation qui peut dans
certains cas être prolongée (plusieurs jours).
Des antibiotiques intra-veineux sont nécessaires
ainsi que des fluides intra-veineux afin de minimiser les
séquelles aux reins. Si le chien est en insuffisance
rénale au moment de son examen, d’autres traitements
seront nécessaires pouvant quelques fois aller jusqu'à
la dialyse.
Il est possible de guérir un chien
atteint de leptospirose si le traitement est institué
rapidement. Il est toutefois possible que le chien en garde
des séquelles au niveau des reins ou du foie dans certains
cas. Certains chiens peuvent également décéder
au cours du traitement malgré tous nos efforts si les
dommages rénaux ou hépatiques (foie) sont trop
sévères au moment du diagnostic.
La leptospirose est donc une maladie qu’il
faut prendre très au sérieux et traiter tôt
et agressivement pour avoir le maximum de chances de survie.
Prévention
et petite histoire de la vaccination
Heureusement, il existe depuis quelques années un vaccin
contre la leptospirose. Le vaccin est efficace pour prévenir
la maladie et doit être redonné annuellement
car l’immunité dure tout juste 12 mois et pas
plus.
Il existe plusieurs souches différentes
de leptospira interrogans. Elles ont toutes leur nom propre.
Elles sont de la même famille mais il existe des petites
différences entre elles qui font que la présence
d’anticorps contre une souche ne protègeront
pas le chien s’il est infecté par une souche
différente. Les principales souches impliquées
dans les cas d’infection au Québec sont : Pomona,
bratislava, autumnalis, grippothyphosa.
Les vaccins existants contiennent les souches
les plus fréquemment retrouvées dans les cas
d’infections cliniques chez le chien actuellement, mais
il n’existe pas de vaccin pouvant protéger pour
toutes les souches existantes de leptospira interrogans.
Il est donc possible qu’un chien vacciné
puisse contracter la maladie s’il est infecté
par une souche différente de celles qui se retrouvent
dans le vaccin qu’il a reçu.
C’est d’ailleurs ce qui est arrivé
à la fin des années 1990. A cette époque,
on a vu réapparaître des cas de leptospirose
causés par des souches ``nouvelles`` de leptospira
interrogans contre lesquelles il n’existait pas de vaccin.
Dans les années 80, les vétérinaires
vaccinaient couramment contre la leptospirose avec un vaccin
contenant les souches icterohemorragiae et canicola. Parce
que le vaccin causait plus fréquemment des réactions
allergiques chez les chiens et parce que les cas de leptospirose
se faisaient rarissimes, il a été décidé
d’arrêter de vacciner contre cette maladie. La
maladie a été bien contrôlée jusqu’à
la fin des années 1990 où on a vu réapparaître
de nouveaux cas de leptospirose causés, cette fois-ci
par les souches pomona et gryppothyphosa principalement. C’est
alors qu’a été mis au point le nouveau
vaccin contenant ces deux ``nouvelles`` souches et que les
vétérinaires ont recommencé à
vacciner tous les chiens contre cette maladie.
La vaccination contre cette maladie
est fortement recommandée pour tous les chiens qu’ils vivent
en milieu urbain et rural.
Zoonose
La leptospirose est une maladie
qui peut également affecter les humains. On appelle
zoonose une maladie transmissible des animaux aux humains.
La leptospirose en est une et c’est en partie pourquoi
les vétérinaires mettent beaucoup d’efforts
afin de prévenir cette maladie chez les chiens et ainsi,
indirectement, mieux protéger les humains en contact
avec ceux-ci.
|
|
|
| Le
Parvovirus |
| Le Parvovirus
canin, communément appelé « Parvo »
est extrêmement contagieux et débilitant. Il
affecte très sévèrement les chiots qui
ne sont pas vaccinés adéquatement. Le virus
se transmet principalement par les excréments infectés.
Un animal contaminé élimine le virus en grande
quantité dans les selles durant deux semaines. Mais
le virus peut persister dans l’environnement au-delà
de six mois!
Les symptômes peuvent survenir en moyenne
5 jours après l’exposition. Ils comprennent au
départ de la faiblesse, une perte d’appétit
et une fièvre élevée. Des vomissements
et de la diarrhée (avec du sang souvent) se développent
par la suite. Le Parvovirus cause des dommages sérieux
à la muqueuse intestinale et il peut y avoir absorption
de bactéries (septicémie). Tous ces signes entraînent
une déshydratation importante. Dans les cas graves,
le virus peut entraîner un choc et même la mort.
Certaines races semblent plus susceptibles : Doberman, Rottweiler,
PittBull, Labrador, English Springer Spaniel.
Si le vétérinaire suspecte que votre animal
souffre du Parvovirus, il pourra obtenir le diagnostic à
l’aide d’un test Élisa effectué
sur les selles. Un test sanguin (hématologie) peut
aussi aider à établir le diagnostic. Étant
donné que le virus peut affecter le système
immunitaire, les globules blancs tels les neutrophiles sont
souvent très peu nombreux.
Malheureusement, il n’existe pas de traitement anti-virus.
Il s’agit donc de soins de support. Les traitements
dépendent de la sévérité de l’infection.
La plupart des chiens nécessitent une fluidothérapie
intraveineuse pour les réhydrater et des antibiotiques
en injections. Le jeûne est important tant que l’animal
vomit. On peut considérer aussi l’usage d’antiémétique.
Dans certains cas sévères, la perte de protéines
à cause de la diarrhée profuse nécessite
une transfusion de plasma ou l’administration intraveineuse
de colloïdes. Les symptômes peuvent durer en général
de 4 à 7 jours. Un animal qui récupère
du parvo devrait être isolé des autres chiens
pour 3-4 semaines. La désinfection des lieux et des
objets contaminés avec de l’eau de javel diluée
(1:30) s’avère efficace.
Les chiennes qui ont une immunité acquise par la vaccination
ou par une exposition antérieure au virus transmettent
des anticorps à leurs chiots par le lait. Ces anticorps
protègent les chiots pour les premières semaines,
mais par la suite, ils doivent être vaccinés!
Ainsi, la vaccination constitue le
meilleur moyen de protéger votre chien contre l'infection.
Les chiots devraient être vaccinés aux 3-4 semaines
jusqu’à l’âge de 16 semaines.
|
|
|
| Les
corps étrangers |
| Certains de nos animaux
de compagnie ont la fâcheuse habitude d’avaler
tout ce qui passe sous leur nez ! Les chiens semblent plus
affectés étant donné leurs habitudes
alimentaires moins discriminatoires. Mais les chats aussi
peuvent être attirés par certains fils ou objets.
Attention aux chiots qui mordillent et peuvent avaler n’importe
quoi !
Pour vous donner une idée, voici une
liste non exhaustive de corps étrangers qui peuvent
causer des obstructions : jouets, balles, bouchons, monnaie,
boutons, os, roches, épi de maïs, vêtements,
tissu, bas de nylon, sac de plastique, pellicules de plastique,
tampons, glaçons de Noël, laine, aiguille avec
fil à coudre, fil à pêche, tapis, élastique,
rasoirs, morceaux de plastique, cellulaire, noyaux de fruits,
clous, hameçons, etc.
Les corps étrangers peuvent demeurer
dans l’estomac ou se loger dans n’importe quelle
portion de l’intestin. Le plus souvent, cette condition
requiert UNE CHIRURGIE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.
Dans certains cas, si le corps étranger se trouve dans
l’estomac, une gastroscopie (examen de l’estomac
avec un appareil optique) peut permettre le retrait du corps
étranger sans avoir recours à la chirurgie.
DANS TOUS LES CAS CEPENDANT, IL EST
PRIMORDIAL DE CONSULTER VOTRE VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT.
Un examen physique est nécessaire et des radiographies
de l’abdomen pourront vous être proposées.
Si votre compagnon ingère un
corps étranger, il pourra alors présenter différents
signes cliniques (symptômes). Parmi les plus fréquents,
on retrouve :
- Des vomissements, résultat
de l’obstruction au passage d’eau et/ou de nourriture
- Une distension de l’estomac,
de l’inconfort à l’abdomen
- De la diarrhée
- De l’anorexie
- Une perte d’entrain
- De la déshydratation
Certains
corps étrangers peuvent causer de sévères
dommages à la muqueuse intestinale, et même
parfois des perforations avec péritonite. Dans
certains cas, on doit avoir recours non seulement à
la chirurgie pour retirer le corps étranger (gastrotomie
ou entérotomie), mais aussi pour enlever une
portion de l’intestin endommagé (entérectomie)
par exemple.
Le patient est hospitalisé et
suivi de près en période post-opératoire.
Il est gardé au jeûne jusqu’à
ce que les vomissements aient cessé. On peut
maintenir son hydratation avec des solutés intraveineux.
Divers médicaments peuvent lui être administrés
au besoin, dont des antibiotiques, des analgésiques,
des anti-acides, des protecteurs de muqueuses. Une diète
facilement digestible lui est offerte par la suite,
puis un retour graduel à la diète normale
est envisagé enfin. |
 |
|
SI VOUS AVEZ VU VOTRE COMPAGNON
AVALER OU MORDILLER UN CORPS ÉTRANGER, OU SI
VOUS AVEZ TOUT SIMPLEMENT UN DOUTE, CONSULTEZ VOTRE
VÉTÉRINAIRE !
|
|
|
|
| La
gastro-entérite |
| Si votre animal de
compagnie présente de façon soudaine
des vomissements et de la diarrhée, il se peut qu’il
souffre
de gastro-entérite.
Elle peut survenir suite à l’ingestion
de nourriture à laquelle notre animal n’est pas
habitué, suite à l’ingestion d’aliments
avariés ou de contenu de poubelles. Elle est parfois
d’origine infectieuse (virale comme le parvovirus, ou
bactérienne comme la salmonellose par exemple).
Elle accompagne parfois certaines autres maladies comme une
obstruction intestinale par des corps étrangers, une
pancréatite, une parasitose intestinale, une maladie
endocrinienne ou métabolique autre.
Dans certains cas, la gastro-entérite
peut être hémorragique et elle se caractérise
par la présence de sang dans les selles diarrhéiques
et même parfois de sang dans les vomissements.
Si votre compagnon est atteint de gastro-entérite,
il pourra alors présenter un ou plusieurs signes cliniques
(symptômes) suivants :
- Des vomissements (parfois avec du
sang)
- De la diarrhée (parfois hémorragique)
- De l’anorexie
- Une perte d'appétit
- De la déshydratation
- De l’inconfort à l’abdomen
- Parfois de la fièvre
Lorsque votre compagnon présente
de tels signes, IL EST IMPORTANT DE CONSULTER VOTRE
VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT. Un examen physique
est nécessaire. Différents tests pourront vous
être proposés selon le cas pour établir
le diagnostic, tels que des radiographies de l’abdomen,
des tests sanguins, un test pour détecter le parvovirus,
une analyse de selles, etc.
Votre compagnon peut avoir besoin d’être
hospitalisé et recevoir un soluté intraveineux
pour le réhydrater. Il est gardé au jeûne
jusqu’à ce que les vomissements aient cessé.
Divers médicaments peuvent lui être administrés
au besoin, dont des antibiotiques, des anti-acides, des protecteurs
de muqueuses. Une diète facilement digestible lui est
offerte par la suite, puis un retour graduel à la diète
normale est envisagé enfin s’il va mieux.
SI VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE PRÉSENTE
DES VOMISSEMENTS ET/OU DE LA DIARRHÉE, CONSULTEZ VOTRE
VÉTÉRINAIRE !
|
|
|
| La
Dilatation / Torsion gastrique |
| La dilatation de l’estomac
survient lorsque cet organe se dilate de façon excessive
avec de l’air, du liquide ou de la nourriture. L’estomac
peut demeurer dilaté dans sa position normale ou se
tordre sur lui-même.
On ne connaît pas la cause exacte de
cette condition. Il semble qu’un exercice intense suivant
un repas pourrait précipiter la torsion. On a suggéré
aussi que des dilatations multiples pourraient entraîner
une torsion. Le stress (hospitalisation, pension, etc.) pourrait
aussi entrer en cause.
On retrouve ce problème principalement
chez les chiens de grandes races à thorax profond,
mais occasionnellement chez les petites races aussi.
IL S’AGIT D’UNE URGENCE MÉDICALE
!!!
Voici les signes cliniques (symptômes)
que vous pouvez remarquer :
- Efforts de vomissements répétés,
non productifs, salivation excessive
- Distension abdominale, inconfort
- Difficultés respiratoires
- Faiblesse, dépression
- Parfois même moribond
| 
|
| SI
VOUS NOTEZ CES SIGNES, CONSULTEZ VOTRE VÉTÉRINAIRE
RAPIDEMENT !
Suite à l’examen physique,
une radiographie de l’abdomen pourrait confirmer
la suspicion de dilatation/torsion gastrique. Par la
suite, il faudra tenter de décomprimer l’estomac
à l’aide du passage d’un tube gastrique
par exemple. Des analgésiques, des solutés
intraveineux, des antibiotiques seront aussi débutés
rapidement. Dans les cas de torsion, la CHIRURGIE doit
avoir lieu le plus rapidement possible. L’estomac
sera alors repositionné et fixé (gastropexie)
pour éviter les récidives de torsion.
Votre compagnon demeurera hospitalisé
et suivi de près en période post-opératoire.
Graduellement ensuite on pourra le réalimenter
avec de petits repas fréquents. Il faut éviter
l’ingestion de grands volumes d’eau après
les repas et éviter l’exercice aussi après.
Si vous avez des questions, n’hésitez
pas à communiquer avec nous. Il nous fera plaisir
de vous aider !

|
|
|
|
| L'insufisance
rénale chronique |
| L’insuffisance
rénale se produit lorsque la fonction rénale
se détériore à un tel point que les reins
ne peuvent remplir leurs fonctions d’éliminer
les déchets, maintenir un équilibre de l’eau
et des électrolytes, et produire des hormones. De façon
générale, l’insuffisance rénale
chronique est présente depuis un certain temps (mois
ou années) lorsque le diagnostic est posé et
la maladie est irréversible. Les chiens et les chats
atteints d’insuffisance rénale chronique ne peuvent
pas être guéri mais dans certains cas leurs signes
cliniques peuvent être contrôlés avec succès.
Les animaux sont nés avec une telle
abondance de cellules rénales que les signes d’insuffisance
rénale apparaissent seulement lorsque plus du 2/3 des
reins sont déjà endommagés. À cause
de cette grande réserve de cellules rénales
il est souvent difficile de diagnostiquer l’insuffisance
rénale chronique à un stage précoce.
conséquemment, l’insuffisance rénale chronique
est une maladie sournoise qui se déclare seulement
lorsque les dommages rénaux sont déjà
avancés.
Typiquement, les premiers signes d’insuffisance
rénale chronique sont une augmentation de la consommation
d’eau et une augmentation de la quantité d’urine.
D’autres signes sont une perte de poids, un pelage terne
et un appétit de plus en plus capricieux. À
mesure que l’insuffisance rénale progresse, les
reins sont incapables d’éliminer les déchets
métaboliques et les signes cliniques s’aggravent
: vomissements, perte d’appétit, des ulcères
au niveau de la bouche, halitose, faiblesse et abattement.
Les autres conséquences de l’insuffisance rénale
chronique sont l’anémie et l’hypertension.
L’anémie peut aggraver la perte d’appétit,
la faiblesse et l’abattement. L’hypertension peut
engendrer des dommages aux yeux (cécité soudaine),
des accidents cérébro-vasculaires et des dommages
au cœur et aux reins.
Le diagnostic de l’insuffisance rénale
est confirmé avec des analyses sanguines et une analyse
d’urine. D'autres épreuves diagnostiques sont
parfois nécessaires (radiographies, culture urinaire,
échographie, prise de la pression artérielle,
examen de fond d’œil etc.).
Heureusement, certains animaux atteints d’insuffisance
rénale peuvent être traités (pas guéri
cependant) et avoir une bonne qualité de vie pendant
des mois ou des années. Selon le stage de l’insuffisance
rénale, plusieurs traitements peuvent être utiles
chez l’animal atteint : un changement de diète
(faible en protéines, en sel et phosphore) ; fluidothérapie
et des médicaments (anti-acides, anti-vomitifs, stimulant
d’appétit, etc.).
Chez l’homme, l’insuffisance
rénale chronique peut être contrôlée
avec de la dialyse (hémodialyse ou dialyse péritonéale)
ou une transplantation rénale. L’utilité
de la dialyse est limitée chez les petits animaux à
cause des coûts impliqués et d'une diminution
de la qualité de vie qui lui est associée. Chez
certains chats atteints d’insuffisance rénale,
la transplantation rénale est possible mais très
dispendieuse. La transplantation rénale est réservée
aux chats dont le traitement médical standard n’est
pas efficace.
|
|
|
| L'otite |
| L’otite externe est
une maladie de l’oreille fréquente chez les petits
animaux. Elle consiste en une inflammation aiguë ou chronique
du conduit auditif et parfois du pavillon de l’oreille.
Si votre chien ou votre chat se secoue fréquemment
la tête, se gratte les oreilles ou se les frotte sur
le sol, si elles sont rouges, sales et sentent mauvais, elles
sont peut être le siège d'une inflammation appelée
otite. Cette maladie peut concerner les deux oreilles simultanément,
ou seulement l’une d’entre elles. Parfois on note
même des écoulements. Dans les cas sévères,
l’animal peut aussi pencher sa tête du côté
atteint.
Certaines races de chien sont prédisposées.
En effet, les chiens à oreilles tombantes (Cockers,
Setters, Labrador), ceux qui ont beaucoup de poils dans le
conduit auditif (Caniche par exemple), ou ceux qui produisent
beaucoup de sébum (Cockers) sont plus sujets à
développer une otite. Les Shar-Pei sont aussi prédisposés
en raison de leur conduit auditif étroit.
Les facteurs responsables d’otite externe
sont nombreux et variés. Les substances étrangères
telles que du shampooing, des médicaments inadéquats,
de l'eau pénétrant dans le conduit lors d'une
baignade, et des corps étrangers favorisent l'apparition
de l'inflammation. Certains parasites peuvent coloniser également
l'oreille (mites d’oreilles). Des phénomènes
d'allergies (alimentaires ou autres), des déséquilibres
hormonaux et des maladies auto-immunes peuvent encore induire
l'apparition d'une otite. Enfin, la présence de tumeurs
dans le conduit auditif peut également être une
cause de ce type d'inflammation.
Une otite non traitée peut entraîner
de graves complications. On verra alors une multiplication
de bactéries et/ou de levures avec apparition d’infection.
La prolifération de ces microorganismes aggrave l'inflammation
d'une oreille fragilisée. La guérison de l'otite
passe par le traitement des causes sous-jacentes et des complications.
Votre vétérinaire procédera à
une cytologie, en prélevant des sécrétions
pour les examiner au microscope. Dans les cas d’infection
bactérienne, une culture avec antibiogramme peut être
nécessaire. Après avoir déterminé
la cause de l'otite, votre vétérinaire prescrira
les soins appropriés. Il pourra vous montrer comment
nettoyer les oreilles et comment appliquer le médicament
otique choisi. Si l’otite bactérienne est sévère
et/ou chronique, et/ou s’il y a présence d’otite
moyenne, les antibiotiques systémiques peuvent être
indiqués. Il est bon de savoir aussi qu'une affection
de l'oreille externe mal traitée peut se répandre
vers l'oreille moyenne et l'oreille interne. Les chiens et
chats peuvent alors être atteints de pertes d'équilibre
et de surdité. Si vous avez des doutes sur la santé
des oreilles de votre compagnon, consultez votre vétérinaire
!
|
|
|
|
Certains
signes qui pourraient dissimuler un cancer…
Louis-Philippe
de Lorimier, DMV, DACVIM (Oncologie) |
| Chiens et chats
vivent de plus en plus vieux et partagent notre environnement
immédiat. Il n’est donc pas surprenant que certaines
conditions, incluant le cancer, soient couramment rencontrées
chez eux également.
Malheureusement, le
cancer est l’une des plus fréquentes causes de
mortalité chez chats et chiens de plus de 10 ans. Une
fois le diagnostic de cancer posé, il existe des traitements
qui, au delà d’une durée de vie plus longue,
auront comme objectif premier d’améliorer la
qualité de vie de ces patients de façon marquée.
Ces traitements sont semblables à ceux utilisés
chez les humains atteints de cancer, et comprennent notamment
la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie,
l’immunothérapie, et la thérapie ciblée.
Il importe de savoir que chez les animaux de compagnie, les
effets secondaires néfastes sont généralement
moins fréquents et considérablement moins sévères,
principalement parce que les buts thérapeutiques diffèrent.
Nul ne veut découvrir un cancer chez
son compagnon. Il est tout de même essentiel d’en
connaître certains signes précurseurs plus fréquents,
souvent peu spécifiques, et menant parfois à
un diagnostic précoce : de meilleures chances d’obtenir
des guérisons ou des rémissions prolongées
pourraient s’ensuivre. Voici des signes* fréquemment
rencontrés chez nos animaux de compagnie atteints de
cancer. La présence d’un ou plusieurs de ceux-ci
indique qu’un examen approfondi et certains tests diagnostiques
sont nécessaires:
1) Écoulement (sang ou autre
liquide) provenant de tout orifice corporel;
2) Masse ou nodule qui persiste ou continue de croître;
3) Plaies qui ne semblent pas guérir;
4) Perte de poids inexpliquée ou fonte musculaire;
5) Perte ou diminution de l’appétit;
6) Odeur nauséabonde;
7) Difficulté à mâcher ou avaler;
8) Perte d’énergie, léthargie;
9) Changements de comportement inexpliqués;
10) Boiterie ou raideurs persistantes (débutant
parfois soudainement);
11) Difficulté à respirer, uriner, ou déféquer;
12) Asymétrie du visage ou du museau (difformité
nouvelle ou qui progresse);
13) Distension de l’abdomen (ventre qui grossit);
14) Enflure inexpliquée de toute partie du corps
(membre, visage, etc.);
15) Signes de douleur.
|
Ces signes peuvent être reconnus par un propriétaire
attentionné.
Agir tôt lorsqu’ils sont observés est
un bon exemple de l’équipe formée
par le patient, son propriétaire, et les professionnels
de la santé animale!
*Adapté d’un document de l’American
Veterinary Medical Association |
|
|
|
|
|
| Tous
droits réservés, Hôpital Vétérinaire
Rive-Sud, Copyright, 2007
|
|