La Panleucopénie

La panleucopénie, aussi connue à tort sous le nom de « distemper félin », est une maladie hautement contagieuse chez les chats et elle s’attaque surtout au système digestif. Cette maladie a déjà été répandue mais, grâce à des vaccins très efficaces, elle est maintenant un peu plus rare. Malheureusement, elle atteint encore les chats non vaccinés, surtout les chatons, les chats errants ou ceux qui vivent dans les refuges et les granges.

La panleucopénie féline est causée par un virus semblable à celui qui cause la parvovirose du chien. Le virus est répandu dans l’environnement par les excrétions corporelles (comme la salive et les excréments) pendant une période allant jusqu’à six semaines après l’infection, et il est très résistant à la plupart des désinfectants. En fait, il peut survivre pendant plus d’un an dans l’environnement.

Les symptômes peuvent inclure l'abattement, la perte d'appétit, la fièvre, les vomissements ou la diarrhée avec du sang parfois. Une déshydratation sévère est souvent observée. Malheureusement, chez les chatons, le taux de mortalité se situe entre 50 et 90%. En plus de s’attaquer aux intestins, le virus de la panleucopénie atteint aussi les systèmes sanguin et lymphatique. Il peut aussi s’attaquer au fœtus et causer la mort fœtale ou des dommages cérébraux permanents chez les chatons.

Chez les chats non vaccinés, le diagnostic de la panleucopénie repose généralement sur les signes cliniques. Un test sanguin (hématologie) peut aussi aider à établir le diagnostic. Un faible nombre des globules blancs (d’où le terme « panleucopénie », qui signifie que le nombre de tous les globules blancs est inférieur à la normale) pourra être observé.

Comme dans le cas de l’entérite à parvovirus chez le chien, aucun traitement ne peut réussir à tuer le virus. Il faut plutôt offrir un traitement de support palliatif pour aider l’organisme du chat à produire des anticorps. Ce traitement consiste à hydrater l’animal (fluidothérapie intraveineuse) et à lui administrer des antibiotiques. On utilise aussi parfois des antiémétiques et dans certains cas sévères, une transfusion de plasma peut être nécessaire. Les symptômes peuvent durer en général de 4 à 7 jours. La désinfection des lieux et des objets contaminés avec de l’eau de javel diluée (1:30) s’avère efficace.

Il est fortement recommandé de faire vacciner tous les chats, non seulement contre la panleucopénie, mais aussi contre les virus qui s’attaquent aux voies respiratoires et contre la leucémie féline. Les chatons devraient être vaccinés aux 3-4 semaines jusqu’à l’âge de 12 semaines.


Test de dépistage du virus
d’immunodéficience féline (FIV)
et de leucémie féline (FelV)

Mon chat est-il à risque d’attraper les virus d’immunodéficience féline (FIV) et de leucémie féline (FelV) ?

Si vous répondez « oui » à l’une de ces questions, votre chat devrait passer un test de dépistage.

1. Votre chat est-il nouvellement adopté ?

2. Votre chat n’a jamais été testé auparavant ?

3. Votre chat passe-t-il du temps à l’extérieur,
     même pour de courtes périodes ?

4. Votre chat a-il été exposé à un chat dont le statut est inconnu ?

5. Votre chat est-il malade ?

6. Votre chat présente-t-il une morsure ?


Pourquoi est-il important de faire passer
un test de dépistage ?
Parce que sans diagnostic votre chat ne peut recevoir de traitement adéquat. Et sans test, on ne peut pas savoir si un chat est infecté ou pas. Si on ne connaît pas le statut d’un chat, il peut être porteur et transmettre la maladie à d’autres chats.

Les virus du FIV et du FelV sont les causes majeures de maladie et de décès chez les chats. Ils affaiblissent le système immunitaire. Ils sont transmis d’un chat à l’autre et sont très contagieux. Souvent, ils ne créent pas beaucoup de signes apparents et même des chats qui semblent en bonne santé peuvent être porteurs de l’infection et transmettre les virus à d’autres chats. Ils ne se transmettent pas à l’humain.

La propagation du FIV se fait habituellement par morsure. Celle du FelV s’effectue par contact avec la salive ou l’urine d’un chat infecté, lors de toilettages mutuels, lorsqu’ils partagent des bols de nourriture et des bacs à litière. Une mère infectée infecte généralement ses chatons.

Seul un petit échantillon sanguin est requis et il suffit de quelques minutes pour obtenir les résultats.

Quels sont les signes ?
Il n’existe aucun signe distinctif pour ces maladies. Parfois, les signes n’apparaissent pas avant des semaines ou même des années après l’infection.

Parmi les symptômes à surveiller, on note : une diminution de l’appétit, des vomissements, de la diarrhée, une perte de poids, de la faiblesse, des morsures, des plaies infectées, de la fièvre, des ganglions enflés, etc.

Votre vétérinaire peut vous aider à donner les soins appropriés à votre chat. Grâce à une détection précoce de l’infection, il est possible de maintenir votre chat en santé et de prévenir la transmission de l’infection à d’autres chats.


Les corps étrangers

Certains de nos animaux de compagnie ont la fâcheuse habitude d’avaler tout ce qui passe sous leur nez ! Les chiens semblent plus affectés étant donné leurs habitudes alimentaires moins discriminatoires. Mais les chats aussi peuvent être attirés par certains fils ou objets. Attention aux chiots qui mordillent et peuvent avaler n’importe quoi !

Pour vous donner une idée, voici une liste non exhaustive de corps étrangers qui peuvent causer des obstructions : jouets, balles, bouchons, monnaie, boutons, os, roches, épi de maïs, vêtements, tissu, bas de nylon, sac de plastique, pellicules de plastique, tampons, glaçons de Noël, laine, aiguille avec fil à coudre, fil à pêche, tapis, élastique, rasoirs, morceaux de plastique, cellulaire, noyaux de fruits, clous, hameçons, etc.

Les corps étrangers peuvent demeurer dans l’estomac ou se loger dans n’importe quelle portion de l’intestin. Le plus souvent, cette condition requiert UNE CHIRURGIE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE. Dans certains cas, si le corps étranger se trouve dans l’estomac, une gastroscopie (examen de l’estomac avec un appareil optique) peut permettre le retrait du corps étranger sans avoir recours à la chirurgie.

DANS TOUS LES CAS CEPENDANT, IL EST PRIMORDIAL DE CONSULTER VOTRE VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT. Un examen physique est nécessaire et des radiographies de l’abdomen pourront vous être proposées.

Si votre compagnon ingère un corps étranger, il pourra alors présenter différents signes cliniques (symptômes). Parmi les plus fréquents, on retrouve :

  • Des vomissements, résultat de l’obstruction au passage d’eau et/ou de nourriture
  • Une distension de l’estomac, de l’inconfort à l’abdomen
  • De la diarrhée
  • De l’anorexie
  • Une perte d’entrain
  • De la déshydratation

Certains corps étrangers peuvent causer de sévères dommages à la muqueuse intestinale, et même parfois des perforations avec péritonite. Dans certains cas, on doit avoir recours non seulement à la chirurgie pour retirer le corps étranger (gastrotomie ou entérotomie), mais aussi pour enlever une portion de l’intestin endommagé (entérectomie) par exemple.

Le patient est hospitalisé et suivi de près en période post-opératoire. Il est gardé au jeûne jusqu’à ce que les vomissements aient cessé. On peut maintenir son hydratation avec des solutés intraveineux. Divers médicaments peuvent lui être administrés au besoin, dont des antibiotiques, des analgésiques, des anti-acides, des protecteurs de muqueuses. Une diète facilement digestible lui est offerte par la suite, puis un retour graduel à la diète normale est envisagé enfin.



SI VOUS AVEZ VU VOTRE COMPAGNON AVALER OU MORDILLER UN CORPS ÉTRANGER, OU SI VOUS AVEZ TOUT SIMPLEMENT UN DOUTE, CONSULTEZ VOTRE VÉTÉRINAIRE !


La gastro-entérite

Si votre animal de compagnie présente de façon soudaine
des vomissements et de la diarrhée, il se peut qu’il souffre
de gastro-entérite.

Elle peut survenir suite à l’ingestion de nourriture à laquelle notre animal n’est pas habitué, suite à l’ingestion d’aliments avariés ou de contenu de poubelles. Elle est parfois d’origine infectieuse (virale comme le parvovirus, ou bactérienne comme la salmonellose par exemple).

Elle accompagne parfois certaines autres maladies comme une obstruction intestinale par des corps étrangers, une pancréatite, une parasitose intestinale, une maladie endocrinienne ou métabolique autre.

Dans certains cas, la gastro-entérite peut être hémorragique et elle se caractérise par la présence de sang dans les selles diarrhéiques et même parfois de sang dans les vomissements.

Si votre compagnon est atteint de gastro-entérite, il pourra alors présenter un ou plusieurs signes cliniques (symptômes) suivants :

  • Des vomissements (parfois avec du sang)
  • De la diarrhée (parfois hémorragique)
  • De l’anorexie
  • Une perte d'appétit
  • De la déshydratation
  • De l’inconfort à l’abdomen
  • Parfois de la fièvre

Lorsque votre compagnon présente de tels signes, IL EST IMPORTANT DE CONSULTER VOTRE VÉTÉRINAIRE RAPIDEMENT. Un examen physique est nécessaire. Différents tests pourront vous être proposés selon le cas pour établir le diagnostic, tels que des radiographies de l’abdomen, des tests sanguins, un test pour détecter le parvovirus, une analyse de selles, etc.

Votre compagnon peut avoir besoin d’être hospitalisé et recevoir un soluté intraveineux pour le réhydrater. Il est gardé au jeûne jusqu’à ce que les vomissements aient cessé. Divers médicaments peuvent lui être administrés au besoin, dont des antibiotiques, des anti-acides, des protecteurs de muqueuses. Une diète facilement digestible lui est offerte par la suite, puis un retour graduel à la diète normale est envisagé enfin s’il va mieux.

SI VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE PRÉSENTE DES VOMISSEMENTS ET/OU DE LA DIARRHÉE, CONSULTEZ VOTRE VÉTÉRINAIRE !


L'insufisance rénale chronique

L’insuffisance rénale se produit lorsque la fonction rénale se détériore à un tel point que les reins ne peuvent remplir leurs fonctions d’éliminer les déchets, maintenir un équilibre de l’eau et des électrolytes, et produire des hormones. De façon générale, l’insuffisance rénale chronique est présente depuis un certain temps (mois ou années) lorsque le diagnostic est posé et la maladie est irréversible. Les chiens et les chats atteints d’insuffisance rénale chronique ne peuvent pas être guéri mais dans certains cas leurs signes cliniques peuvent être contrôlés avec succès.

Les animaux sont nés avec une telle abondance de cellules rénales que les signes d’insuffisance rénale apparaissent seulement lorsque plus du 2/3 des reins sont déjà endommagé. À cause de cette grande réserve de cellules rénales il est souvent difficile de diagnostiquer l’insuffisance rénale chronique à un stage précoce. conséquemment, l’insuffisance rénale chronique est une maladie sournoise qui se déclare seulement lorsque les dommages rénaux sont déjà avancés.

Typiquement, les premiers signes d’insuffisance rénale chronique sont une augmentation de la consommation d’eau et une augmentation de la quantité d’urine. D’autres signes sont une perte de poids, un pelage terne et un appétit de plus en plus capricieux. À mesure que l’insuffisance rénale progresse, les reins sont incapables d’éliminer les déchets métaboliques et les signes cliniques s’aggravent : vomissements, perte d’appétit, des ulcères au niveau de la bouche, halitose, faiblesse et abattement. Les autres conséquences de l’insuffisance rénale chronique sont l’anémie et l’hypertension. L’anémie peut aggraver la perte d’appétit, la faiblesse et l’abattement. L’hypertension peut engendrer des dommages aux yeux (cécité soudaine), des accidents cérébro-vasculaires et des dommages au cœur et aux reins.

Le diagnostic de l’insuffisance rénale est confirmé avec des analyses sanguines et une analyse d’urine. D'autres épreuves diagnostiques sont parfois nécessaires (radiographies, culture urinaire, échographie, prise de la pression artérielle, examen de fond d’œil etc.).

Heureusement, certains animaux atteints d’insuffisance rénale peuvent être traités (pas guéri cependant) et avoir une bonne qualité de vie pendant des mois ou des années. Selon le stage de l’insuffisance rénale, plusieurs traitements peuvent être utiles chez l’animal atteint : un changement de diète (faible en protéines, en sel et phosphore) ; fluidothérapie et des médicaments (anti-acides, anti-vomitifs, stimulant d’appétit, etc.).

Chez l’homme, l’insuffisance rénale chronique peut être contrôlée avec de la dialyse (hémodialyse ou dialyse péritonéale) ou une transplantation rénale. L’utilité de la dialyse est limitée chez les petits animaux à cause des coûts impliqués et d'une diminution de la qualité de vie qui lui est associée. Chez certains chats atteints d’insuffisance rénale, la transplantation rénale est possible mais très dispendieuse. La transplantation rénale est réservée aux chats dont le traitement médical standard n’est pas efficace.


La lipidose hépatique

Qu’est-ce que la lipidose hépatique ?
La lipidose hépatique est une maladie affectant principalement les chats. Elle survient généralement suite à une situation angoissante pour l’animal causant chez lui une perte d’appétit (anorexie) , par exemple un déménagement ou un nouvel animal dans la maison. La lipidose peut aussi survenir suite à une maladie sous-jacente concomitante.

Quels sont les signes me permettant de suspecter une lipidose hépatique chez mon animal ?
Un chat souffrant de lipidose hépatique présentera une perte d’appétit et par conséquence une jaunisse dont la sévérité va dépendre de la durée de la condition. On peut observer une coloration jaunâtre de la peau au niveau du pavillon de l’oreille, des muqueuses buccales, et au niveau de la sclérotique de l’œil. Des vomissements, de la diarrhée et de la fièvre sont occasionnellement observés. Lorsque la condition progresse sans être traitée, des signes nerveux peuvent apparaître (dépression mentale, salivation excessive).

Comment peut–on diagnostiquer la lipidose hépatique ?
Plusieurs tests sont disponibles pour obtenir un diagnostic de lipidose. Il est possible de faire un bilan sanguin nous permettant d’évaluer la fonction des enzymes hépatiques. De plus, une radiographie abdominale permet de visualiser le foie dont la taille est augmentée lors de lipidose. Une échographie abdominale est souvent utile pour observer l’intégrité du foie et pour prélever un échantillon de foie. Cette dernière procédure est accomplie dans le but de visualiser les cellules et de confirmer le diagnostic de lipidose hépatique.

Comment peut-on traiter un animal souffrant de lipidose hépatique ?
Il est tout d’abord primordial d’assurer un support nutritif à l’animal. Pour que le foie retrouve pleinement sa fonction, l’animal doit manger régulièrement. Par contre, les animaux affectés de lipidose sont souvent anorexiques et présentent souvent des vomissements. Pour ces animaux, il est important d’assurer une alimentation par voie parentérale, c’est-à-dire à l’aide d’un tube à gastrotomie ou un tube oesophagien. De cette façon, il est possible de calculer la quantité de nourriture requise par l’animal pour assurer ses besoins énergétiques quotidiens et de lui administrer adéquatement.

Une fluidothérapie intra-veineuse est souvent nécessaire pour corriger la déshydratation qui accompagne habituellement l’anorexie. Des antibiotiques sont administrés selon l’état fonctionnel du foie. Des médicaments pour stimuler la faim peuvent être administrés à l’occasion.

Peut-on prévenir la lipidose hépatique?
Il est difficile de prévenir le développement de la lipidose chez le chat car les causes sont nombreuses et parfois difficilement contrôlables. Toutefois, il est recommandé de limiter les situations angoissantes qui pourraient déclencher une perte d’appétit car les chats sont particulièrement sensibles au changement.


L'otite

L’otite externe est une maladie de l’oreille fréquente chez les petits animaux. Elle consiste en une inflammation aiguë ou chronique du conduit auditif et parfois du pavillon de l’oreille.

Si votre chien ou votre chat se secoue fréquemment la tête, se gratte les oreilles ou se les frotte sur le sol, si elles sont rouges, sales et sentent mauvais, elles sont peut être le siège d'une inflammation appelée otite. Cette maladie peut concerner les deux oreilles simultanément, ou seulement l’une d’entre elles. Parfois on note même des écoulements. Dans les cas sévères, l’animal peut aussi pencher sa tête du côté atteint.

Certaines races de chien sont prédisposées. En effet, les chiens à oreilles tombantes (Cockers, Setters, Labrador), ceux qui ont beaucoup de poils dans le conduit auditif (Caniche par exemple), ou ceux qui produisent beaucoup de sébum (Cockers) sont plus sujets à développer une otite. Les Shar-Pei sont aussi prédisposés en raison de leur conduit auditif étroit.

Les facteurs responsables d’otite externe sont nombreux et variés. Les substances étrangères telles que du shampooing, des médicaments inadéquats, de l'eau pénétrant dans le conduit lors d'une baignade, et des corps étrangers favorisent l'apparition de l'inflammation. Certains parasites peuvent coloniser également l'oreille (mites d’oreilles). Des phénomènes d'allergies (alimentaires ou autres), des déséquilibres hormonaux et des maladies auto-immunes peuvent encore induire l'apparition d'une otite. Enfin, la présence de tumeurs dans le conduit auditif peut également être une cause de ce type d'inflammation.

Une otite non traitée peut entraîner de graves complications. On verra alors une multiplication de bactéries et/ou de levures avec apparition d’infection. La prolifération de ces microorganismes aggrave l'inflammation d'une oreille fragilisée. La guérison de l'otite passe par le traitement des causes sous-jacentes et des complications. Votre vétérinaire procédera à une cytologie, en prélevant des sécrétions pour les examiner au microscope. Dans les cas d’infection bactérienne, une culture avec antibiogramme peut être nécessaire. Après avoir déterminé la cause de l'otite, votre vétérinaire prescrira les soins appropriés. Il pourra vous montrer comment nettoyer les oreilles et comment appliquer le médicament otique choisi. Si l’otite bactérienne est sévère et/ou chronique, et/ou s’il y a présence d’otite moyenne, les antibiotiques systémiques peuvent être indiqués. Il est bon de savoir aussi qu'une affection de l'oreille externe mal traitée peut se répandre vers l'oreille moyenne et l'oreille interne. Les chiens et chats peuvent alors être atteints de pertes d'équilibre et de surdité. Si vous avez des doutes sur la santé des oreilles de votre compagnon, consultez votre vétérinaire !


Certains signes qui pourraient dissimuler un cancer…
Louis-Philippe de Lorimier, DMV, DACVIM (Oncologie)

Chiens et chats vivent de plus en plus vieux et partagent notre environnement immédiat. Il n’est donc pas surprenant que certaines conditions, incluant le cancer, soient couramment rencontrées chez eux également.

Malheureusement, le cancer est l’une des plus fréquentes causes de mortalité chez chats et chiens de plus de 10 ans. Une fois le diagnostic de cancer posé, il existe des traitements qui, au delà d’une durée de vie plus longue, auront comme objectif premier d’améliorer la qualité de vie de ces patients de façon marquée. Ces traitements sont semblables à ceux utilisés chez les humains atteints de cancer, et comprennent notamment la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie, et la thérapie ciblée. Il importe de savoir que chez les animaux de compagnie, les effets secondaires néfastes sont généralement moins fréquents et considérablement moins sévères, principalement parce que les buts thérapeutiques diffèrent.

Nul ne veut découvrir un cancer chez son compagnon. Il est tout de même essentiel d’en connaître certains signes précurseurs plus fréquents, souvent peu spécifiques, et menant parfois à un diagnostic précoce : de meilleures chances d’obtenir des guérisons ou des rémissions prolongées pourraient s’ensuivre. Voici des signes* fréquemment rencontrés chez nos animaux de compagnie atteints de cancer. La présence d’un ou plusieurs de ceux-ci indique qu’un examen approfondi et certains tests diagnostiques sont nécessaires:

1) Écoulement (sang ou autre liquide) provenant de tout orifice corporel;

2) Masse ou nodule qui persiste ou continue de croître;

3) Plaies qui ne semblent pas guérir;

4) Perte de poids inexpliquée ou fonte musculaire;

5) Perte ou diminution de l’appétit;

6) Odeur nauséabonde;

7) Difficulté à mâcher ou avaler;

8) Perte d’énergie, léthargie;

9) Changements de comportement inexpliqués;

10) Boiterie ou raideurs persistantes (débutant parfois soudainement);

11) Difficulté à respirer, uriner, ou déféquer;

12) Asymétrie du visage ou du museau (difformité nouvelle ou qui progresse);

13) Distension de l’abdomen (ventre qui grossit);

14) Enflure inexpliquée de toute partie du corps (membre, visage, etc.);

15) Signes de douleur.


Ces signes peuvent être reconnus par un propriétaire attentionné.
Agir tôt lorsqu’ils sont observés est un bon exemple de l’équipe formée par le patient, son propriétaire, et les professionnels de la santé animale!

*Adapté d’un document de l’American Veterinary Medical Association


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